Journal d'une femme en chute libre

Chapitre2
    Je me réveillai en sursaut, je descendis les escaliers en fracas, je fus sûre que tout le monde prenait le petit déjeuner sans moi. J'étais très furieuse après Kamal, mon mari,; je lui bien précisai la veille de me réveiller avec lui.
-Bonjour, dis-je d'un ton sarcatique
-Bonjour mon amour, me répondit-il le plus zen du monde.
-Je t'avais demandé hier que je voulais manger avec vous
-Oui, je sais m’interrompit-il, mais ma chérie cela fait dix ans que cette  situation est la même , pourquoi veux-tu la changer?
-Pour casser cette routine mortelle, par exemple, tu l'as dit, dix ans...
    Sans me prêter aucune attention , il quitta la table, toujours calme et vint poser un baiser froid sur ma tête avant de sortir avec Rochdi, mon fils que je n'embrassai même pas; le pauvre était surpris et confus de me voir dans l'état de colère qui était jusqu'au moment étrange pour une femme comme Moi.
 je ne pris pas mon petit déjeuner et je gagnai plutôt mon cabinet.
Ma collègue et aussi mon associée,Amal fut curieuse de me voir les yeux rouges; j'avais pleuré toute la route en conduisant.
-Est-ce des larmes qui t'ont causé ces rougeurs,me dit-elle d'un air étonné
-S'il te plaît, j'en ai assez jusqu'à maintenant, lui répondis-je froidement
-Non, non, je ne pourrais pas faire passer cette première: Lilia a pleuré! Tu as pleuré!!!!! C'est impossible, toi qui gère tout et qui contrôle tout mais j'arrive pas à croire
-Je pleurais toujours mais dans mon lit avant de dormir, lui dis-je
Et là, je commençai encore à pleurer, je n'arrivai pas à me contrôler, pourtant c'était stupide de pleurer pour un petit déjeuner familial qui se passait tous les jours et que je pouvais récupérer le lendemain par exemple.
    Amal me regardait d'un air ébahi et ne dit mot. Je lui demandai de prendre mes patients auprès des siens pour la journée et je sortis.
Je conduisais sans aucune destination, je voulais fuir, mais je ne savais pas où. Dans un cas normal, une fille fuirait chez sa maman, mais je ne pouvais pas entendre les mêmes mots de maman:" il faut que tu contrôles bien ta vie,! Sois digne de ta vie! Mais c'est ridicule, pourquoi voudrais-tu quitter Kamal? Tu deviens folle! Je ne retrouve plus ma fille que j'ai bien éduqué."
Je me sentis vide et j'eus envie de manger quelque chose de sucré, quelque chose que je faisais rarement pour garder la ligne, je m'arrêtai à PAUL, un bon petit gâteau au chocolat ferait bien l’affaire pour me calmer un peu...J'éteignis le téléphone.

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